Le conseil municipal de Strasbourg se réunit demain, lundi 20 avril 2026, pour sa première séance de travail depuis l’installation du nouveau conseil. Au menu : indemnités des élus, impôts locaux, désignations dans des dizaines d’organismes publics. Un ordre du jour dense qui pose les bases concrètes de la mandature Trautmann.

Les indemnités des élus : Trautmann choisit 90 % du plafond légal

Premier sujet sensible : la rémunération des élus. La maire Catherine Trautmann a opté pour une indemnité fixée à 90 % de l’indice brut terminal de la fonction publique, soit en-dessous du maximum légal de 145 %. Les adjoints percevront 49 %, les conseillers municipaux 6 %, avec des majorations pour les conseillers délégués (10,18 % pour la catégorie a, 20,57 % pour la catégorie b). À ces montants s’applique une majoration de 25 % propre à Strasbourg en tant que chef-lieu de département. Le vote se déroulera en deux temps : d’abord le montant de base, ensuite la majoration.

Les groupes politiques recevront par ailleurs des enveloppes annuelles pour financer leurs collaborateurs : 149 000 € pour le groupe « Pour Strasbourg », 71 000 € pour le groupe « Union du Centre, Droite et Société civile », et 40 000 € chacun pour les trois autres groupes. Ces enveloppes seront revalorisées automatiquement de 1,5 % par an.

Impôts locaux 2026 : les taux restent stables

Bonne nouvelle pour les Strasbourgeois propriétaires : les taux de fiscalité directe locale sont maintenus à l’identique pour 2026. La taxe foncière sur les propriétés bâties reste fixée à 37,44 %, celle sur le non-bâti à 72,52 %, et la taxe d’habitation à 25,40 %. Aucune hausse n’est donc prévue à ce stade pour cette première année de mandat.

Des élus désignés dans plus de 50 structures publiques

L’essentiel de la séance sera consacré aux désignations : les conseillers municipaux vont être répartis dans une vaste constellation d’organismes publics et parapublics strasbourgeois. Parmi les structures concernées : la CTS, le Port autonome de Strasbourg, ASTER Energies, la SEM Habitation Moderne, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, l’Opéra du Rhin, l’Orchestre philharmonique, la HEAR, la Caisse des écoles, ou encore l’Organisme foncier solidaire d’Alsace.

S’y ajoutent des désignations dans des dizaines d’établissements scolaires et de crèches de la ville, et l’élection des membres du conseil d’administration du CCAS — le Centre communal d’action sociale — dont la maire préside de droit.

Les représentants de la ville pourront également prendre la présidence de certaines entreprises publiques locales et percevoir à ce titre une rémunération plafonnée à 1 500 € net par mois par structure.

Commissions d’appel d’offres : les règles du jeu définies

Le conseil votera également les modalités d’élection et la composition des commissions d’appel d’offres et de concession, instances clés pour la passation des marchés publics de la ville. Les listes devront comporter cinq titulaires et cinq suppléants, déposées en séance avant le vote. L’élection se fera à la représentation proportionnelle au plus fort reste, sans panachage.