Etienne Loos, conseiller municipal de Strasbourg, a signé l’appel de 500 élus locaux appelant Gabriel Attal à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2027. Un texte publié ce 16 mai dans La Tribune Dimanche, qui révèle l’ambition d’un camp centriste en quête de locomotive.
Gabriel Attal, le plus jeune Premier ministre de la Ve République
À tout juste 34 ans, Gabriel Attal avait écrit l’histoire en janvier 2024 en devenant le Premier ministre le plus jeune de la Ve République. Un record de précocité aussitôt doublé d’un autre, moins flatteur : son passage à Matignon s’est avéré l’un des plus courts de la République, interrompu en quelques mois par la dissolution surprise de l’Assemblée nationale et le séisme politique qui a suivi. Malgré cette trajectoire en dents de scie, l’ex-chef du gouvernement conserve une image de dynamisme et de modernité que ses partisans entendent capitaliser pour 2027.
Un appel signé par 500 élus, dont plusieurs du Bas-Rhin
Rendu public le 16 mai 2026 dans les colonnes de La Tribune Dimanche, un appel collectif de 500 maires, adjoints et conseillers municipaux demande officiellement à Gabriel Attal de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Parmi les signataires, plusieurs élus du Bas-Rhin ont apposé leur nom au texte :
- Etienne Loos, conseiller municipal de Strasbourg
- Clément Heberlé, conseiller municipal de Bischheim
- Grégory Renger, conseiller municipal de Bischheim
- Ilayda Icel, conseillère municipale de Bischwiller
- Elise Kuntz, conseillère municipale de Gerstheim
- Lamjed Saidani, conseiller municipal de Illkirch-Graffenstaden
- Philippe Troesch, conseiller municipal de Rangen
- Léo Schwanger, conseiller municipal de Wisches
- Loïs Di Giovanni, conseiller municipal de Barembach
Pour le Haut-Rhin, Lara Million, première adjointe au maire de Mulhouse et vice-présidente de la Collectivité européenne d’Alsace, ainsi qu’Angélique Delaporte, adjointe au maire de Mulhouse, figurent également parmi les signataires. À noter aussi la présence de Jill Köppe-Ritzenthaler, maire de Kunheim et conseillère régionale du Grand Est.

Que dit l’appel ?
Le texte, rédigé à la première personne du pluriel, est sans ambiguïté : ses auteurs refusent « de voir la France livrée aux défaitistes » et d’accepter « l’idée que notre pays doive se résigner à l’impuissance ». Ils mettent en avant les qualités supposées d’Attal — sa capacité d’écoute, son ancrage terrain, sa proposition de « déparisianiser » la France — pour justifier leur appel.
À ce stade, Gabriel Attal n’a pas officiellement annoncé sa candidature à la présidentielle. L’appel des 500 élus constitue clairement une opération de pression et de mise en scène politique destinée à le pousser à franchir le pas. En Alsace comme ailleurs, le camp centriste cherche à se structurer bien en amont du scrutin de 2027, dans un paysage politique fragmenté où la menace des extrêmes reste le principal argument de rassemblement.
