Il l’a fait une nouvelle fois. Ibrahim Ghanem, lutteur de l’Olympia Lutte Schiltigheim, a décroché l’or aux Championnats d’Europe de lutte gréco-romaine 2026 à Tirana, en Albanie, dans la catégorie des -72 kg. Un deuxième titre continental qui le propulse dans une catégorie à part dans l’histoire de la lutte française.
Ibrahim Ghanem, un record qui lui appartient désormais seul
Avec ce nouvel or européen, Ibrahim Ghanem égale le record de Ghani Yalouz, double champion d’Europe en 1992 et 1995. Mais il va plus loin encore : il devient le seul gréco-romain français à remporter deux titres européens consécutifs. Un exploit inédit dans l’histoire de la discipline en France, qui place le Schilikois dans la lignée des plus grands noms du sport tricolore.
Son premier titre, décroché en avril 2025 à Bratislava, avait fait date : c’était le premier titre européen français en lutte gréco-romaine depuis trente ans. Celui de Tirana confirme que ce n’était pas un accident.

Un palmarès qui force le respect
À 30 ans, Ibrahim Ghanem aligne les performances au plus haut niveau avec une régularité rare. Champion du monde 2023, vice-champion du monde en 2024 et 2025, double champion d’Europe 2025-2026 : son palmarès place désormais le lutteur de Schiltigheim parmi les figures majeures de la lutte gréco-romaine mondiale. Lors des Mondiaux de Zagreb en septembre 2025, il avait même dû faire face à une vague de harcèlement en ligne après avoir battu un adversaire iranien en quarts de finale, avant d’aller chercher l’argent en finale malgré tout.

L’Olympia Lutte Schiltigheim, club formateur de champions
Derrière chaque médaille d’Ibrahim Ghanem, il y a un club. L’Olympia Lutte Schiltigheim, implanté dans la banlieue nord de Strasbourg, est le terreau dans lequel le champion a bâti son parcours. Ce nouveau titre européen est aussi une fierté collective pour toute la communauté sportive alsacienne, et une source d’inspiration pour la nouvelle génération de lutteurs qui s’entraîne dans la région.
Avec Tirana, le nom de Ghanem s’inscrit un peu plus profondément dans l’histoire du sport strasbourgeois. Et il n’a peut-être pas dit son dernier mot.
