Pierre Ozenne, ancien adjoint au maire de Strasbourg notamment en charge de l’éclairage public, a publié une prise de position suite à la décision de la nouvelle municipalité de rallumer l’intégralité de l’éclairage public strasbourgeois. StrasInfo en publie le contenu.


Un courrier à la maire pour rouvrir le débat

Suite à la décision de Catherine Trautmann de rallumer systématiquement tout l’éclairage public des rues de Strasbourg, Pierre Ozenne a décidé de prendre la plume. « J’ai écrit à Madame la Maire suite à sa décision de rallumer systématiquement tout l’éclairage public des rues de Strasbourg », indique-t-il.

L’ancien élu rappelle le cadre mis en place après la crise énergétique de 2022. « Pour mémoire, après la crise énergétique de 2022, plus de 70% des rues étaient allumées toute la nuit. Moins de 30% des rues — celles les moins fréquentées — étaient éteintes entre 1h et 5h, après consultation d’associations et de forces de sécurité (police, pompiers, SAMU) ainsi que l’État. »


Quatre points au cœur de son courrier

Dans ce courrier adressé à la maire, Pierre Ozenne aborde plusieurs exigences concrètes.

Il demande d’abord « la réunion du comité de suivi de l’éclairage public à Strasbourg, installé dès 2023, pour évaluer et ajuster, comme cela a été réalisé par le passé, selon les réels besoins. »

Il souhaite également « aborder la question de l’éclairage public avec une exigence de sécurité de toutes et tous, mais aussi une exigence de sobriété énergétique et de préservation de la biodiversité. »

L’ancien adjoint insiste aussi sur la nécessité de « travailler sur les comportements », avant de plaider pour « poursuivre le remplacement des lampadaires avec de la LED — actuellement 60% du parc est déjà en LED — pour atteindre 100% rapidement, ainsi que la télégestion, pour gérer à la demande et à distance le niveau d’intensité lumineuse. »

Derrière ces quatre points, c’est une vision globale et cohérente de l’éclairage urbain que défend Pierre Ozenne : ni l’obscurité totale, ni le gaspillage systématique, mais une politique intelligente, modulable, ancrée dans les réalités du terrain strasbourgeois et respectueuse des engagements environnementaux de la ville.

La balle est désormais dans le camp de Madame la Maire.