Cette nuit, entre le 22 et le 23 avril 2026, le ciel alsacien offre un spectacle rare et gratuit : les Lyrides, l’une des plus anciennes pluies de météores connues, atteignent leur pic annuel. Bonne nouvelle pour les Strasbourgeois : les conditions sont particulièrement favorables cette année.
Les Lyrides, c’est quoi exactement ?
Chaque année en avril, la Terre traverse le sillage de poussières laissées par la comète C/1861 G1 Thatcher. Ces particules, en entrant dans l’atmosphère à grande vitesse, produisent des traînées lumineuses visibles à l’œil nu : ce sont les Lyrides. Leur nom vient de leur radiant apparent, situé dans la constellation de la Lyre, à proximité de Véga, l’une des étoiles les plus brillantes du ciel estival. Connues depuis plus de 2 600 ans, elles comptent parmi les pluies d’étoiles filantes les plus anciennes jamais observées par l’humanité.
Quand et où regarder depuis Strasbourg ?
Le pic théorique est attendu à 21h40 ce soir (heure locale CEST), mais le meilleur créneau pour observer depuis l’agglomération strasbourgeoise s’étend de 22h jusqu’à l’aube. Plus la nuit avance, plus le radiant monte dans le ciel et plus le nombre de météores visibles augmente.
Regardez vers le nord-est, en direction de Véga, tout en scrutant l’ensemble du ciel : les météores peuvent surgir dans toutes les directions. L’application gratuite Stellarium permet de localiser facilement la constellation de la Lyre en temps réel.
Atout majeur cette nuit : la Lune n’est éclairée qu’à environ 30% et se couche vers 3h du matin, laissant le ciel particulièrement sombre en seconde partie de nuit — la fenêtre idéale pour maximiser les observations.

À quoi s’attendre concrètement ?
Dans de bonnes conditions, les Lyrides produisent entre 10 et 20 météores par heure au pic, avec parfois des boules de feu plus brillantes et spectaculaires. Les conditions météo en Alsace cette nuit s’annoncent favorables, avec un ciel globalement dégagé, un vent faible et des températures autour de 10-12°C. Habillez-vous chaud, installez-vous confortablement — transat, plaid, thermos — et laissez le ciel faire le reste.
Aucun télescope ni jumelles n’est nécessaire : l’œil nu, couvrant un large champ de vision, reste le meilleur instrument pour ce type d’observation.
