Bonne nouvelle pour les automobilistes strasbourgeois : la Ville veut instaurer la gratuité des 30 premières minutes de stationnement en voirie, quelle que soit la zone. C’est l’une des mesures phares de l’acte 2 de la réforme du stationnement voulue par la maire, Catherine Trautmann. Elle sera soumise au vote du conseil municipal du 2 novembre, dont l’ordre du jour compte 35 points.

La gratuité reste soumise à des conditions : elle n’est ouverte qu’une fois par jour et par véhicule, et la prise d’un ticket, physique ou dématérialisé, reste nécessaire. Si le conseil l’approuve, la nouvelle grille entrera en vigueur le 4 janvier 2027.

Une tarification au quart d’heure dans le centre-ville

La grille horaire destinée aux visiteurs est entièrement revue. La tarification s’effectuera désormais au quart d’heure, comme dans les parkings en ouvrage, ce qui doit apporter plus de lisibilité. Les tarifs baissent aussi jusqu’à une heure et demie. L’objectif est de répondre aux besoins du quotidien : rendez-vous médical, démarche administrative ou course rapide.

Pour la municipalité, la mesure vise aussi à relancer l’attractivité du centre-ville.

Ce qui ne change pas : tarif maximal et forfait de post-stationnement

Le tarif maximal reste fixé à 17 euros. Il correspond à 3 heures en zone rouge, 4 heures en zone orange et 5 heures en zone verte. Le forfait de post-stationnement demeure à 35 euros, ramené à 17 euros s’il est payé dans les trois jours.

Pour favoriser la rotation des véhicules, le nombre de places violettes augmente dès cet automne. Une quarantaine de nouveaux emplacements apparaissent dans la Grande-Île et à proximité immédiate. Ils permettent de stationner 1h30 pour 2 euros maximum.

Un second volet après les tarifs résidents de juillet

Cette réforme s’inscrit dans la continuité des décisions de juillet, qui visaient surtout le stationnement résident. Les forfaits mensuels sont désormais échelonnés de 5 à 20 euros selon le quotient familial unique, contre 15 à 40 euros auparavant. L’acte 2 concerne cette fois les visiteurs. Catherine Trautmann y voit un soutien aux personnes à faibles moyens obligées de prendre leur voiture, et un moyen de redonner du « pouvoir de vivre » aux habitants.