Strasbourg figure parmi les villes touchées par le démantèlement d’un réseau de prostitution installé dans des salons de massage. Révélée par Ouest-France le 6 octobre 2026, l’opération a eu lieu fin septembre. Elle a été menée par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim).
Un réseau implanté dans plusieurs villes, dont Strasbourg
Selon les informations rapportées, le réseau opérait depuis des salons de massage répartis dans plusieurs villes françaises : Strasbourg, Bordeaux, Aix-en-Provence, Reims, Rennes et Caen. Pour les Strasbourgeois, la nouvelle touche donc directement la capitale alsacienne.
À ce stade, les adresses et le nombre exact d’établissements strasbourgeois concernés n’ont pas été rendus publics. Les articles consultés confirment que des salons de massage de Strasbourg abritaient ce réseau, sans plus de détails.
Qui est visé par l’enquête ?
Le réseau aurait été géré par une ressortissante chinoise de 32 ans et sa mère. Elles sont poursuivies et mises en examen pour :
- proxénétisme aggravé ;
- blanchiment ;
- emploi d’étrangers sans titre de séjour.
La trentenaire a été interpellée dans son appartement à Paris, puis placée en détention provisoire. Lors de la perquisition, les enquêteurs auraient découvert 13 000 € en espèces ainsi que de nombreux articles de luxe.
Des masseuses en situation de grande précarité
Les masseuses employées étaient souvent arrivées en France en situation irrégulière et en grande précarité. Des prestations sexuelles rémunérées leur auraient été imposées en complément des massages, avec une offre diffusée notamment sur Internet. Cette précarité est au cœur du dossier : elle place ces femmes dans une position de forte vulnérabilité.
