Longtemps traité comme un problème de voisinage, le frelon asiatique devient enfin une priorité nationale. Ce lundi 27 avril, le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre fait le déplacement dans le Bas-Rhin pour annoncer une aide d’envergure — et rencontrer ceux qui se battent sur le terrain depuis des années.
Une visite de terrain à Rossfeld
C’est à Rossfeld, au 9 rue du Château d’Eau, que Mathieu Lefèvre entame sa journée alsacienne à 15h20. Au programme : visite d’une miellerie et d’un atelier de jus de fruits, présentation du partenariat entre l’association des apiculteurs de Benfeld et la communauté de communes, et échanges avec élus et associations locales. Un micro tendu est prévu à 16h55.
Un choix de lieu qui n’est pas anodin : la plaine du Rhin est l’une des zones les plus exposées du département, et les apiculteurs alsaciens font partie des professionnels les plus durement touchés par la prolifération de Vespa velutina.

Une réunion publique à Sélestat
En soirée, le ministre rejoint Sélestat pour une réunion publique à 18h15, salle de conférence Sainte-Barbe, aux côtés du député Charles Sitzenstuhl. Ouverte au public, elle portera sur l’environnement, le frelon asiatique et l’actualité politique. Une occasion rare d’interpeller directement un membre du gouvernement sur un sujet qui touche jardiniers, apiculteurs et collectivités de tout le Bas-Rhin.
3 millions d’euros disponibles dès le 1er mai
L’annonce attendue du déplacement : l’ouverture d’un guichet d’aide exceptionnel de 3 millions d’euros pour 2026, accessible à partir du 1er mai via la plateforme Aides-Territoires. Ce dispositif doit permettre de financer concrètement la destruction des nids, les campagnes de piégeage, les formations et la recherche appliquée.
Pour les communes, associations et structures qui manquaient jusqu’ici de moyens pour agir efficacement, c’est une bouffée d’air. La question qui se pose désormais : ces fonds suffiront-ils face à l’ampleur de la colonisation en cours ?
