Depuis juillet 2024, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg ont considérablement renforcé leur action en faveur des mobilités actives avec un nouveau dispositif d’enlèvement des vélos épaves sur l’espace public. Résultat : 2428 vélos ont été retirés en un an, soit plus de trois fois plus qu’avant la réforme.
Désormais gérée par la fourrière eurométropolitaine, cette opération s’étend à l’ensemble des 33 communes du territoire. Objectif : libérer les arceaux saturés, faciliter le stationnement et offrir une seconde vie aux vélos abandonnés.
🔍 Qu’est-ce qu’un vélo épave ?
Conformément à l’article L325-1 du Code de la route, un vélo est considéré comme une épave s’il lui manque des éléments essentiels à son usage normal (freins, roues, dérailleur…) et s’il ne peut pas être réparé immédiatement.
Depuis 2024, les signalements peuvent être effectués :
- par les agents de la Ville, les correspondants de quartier, les communes,
- ou directement par les habitants via StrasApp ou en ligne.
Après validation par la Police Municipale ou les services communaux, les vélos sont retirés par la fourrière, puis stockés en vue de leur revalorisation.

📈 Un volume de collecte multiplié par trois
Le changement de dispositif a eu un effet immédiat : entre juillet 2024 et juin 2025, 2873 vélos épaves ont été signalés, et 2428 ont été effectivement enlevés. Ce chiffre dépasse largement l’objectif initial de 1500 par an fixé par la délibération du 31 mai 2024.
Quelques facteurs expliquent l’écart entre vélos signalés et collectés :
- certains ont été récupérés par leurs propriétaires,
- d’autres étaient signalés en doublon ou absents lors de l’intervention.
Début juillet 2025, déjà 1043 vélos ont été enlevés depuis le 1er janvier, principalement à Strasbourg. La pose de 4200 nouveaux arceaux d’ici fin 2025 est également prévue pour améliorer le stationnement.
Une extension du dispositif à d’autres types de vélos gênants est à l’étude, notamment les « vélos ventouses », laissés durablement en stationnement abusif.

♻️ Donner une seconde vie aux vélos grâce aux associations locales
Depuis 2021, les vélos collectés ne sont pas jetés. Ils sont transmis à des structures de l’économie sociale et solidaire comme Emmaüs, A’Cro du vélo, Bretz’selle, Vélo Station ou encore Savoir et Compétences.
Cette filière permet :
- de réparer et remettre en circulation un vélo sur deux environ,
- de réutiliser les pièces détachées en bon état,
- de favoriser l’apprentissage de la réparation et l’accès au vélo à petit prix,
- et de soutenir une économie circulaire locale.
En un an, 60 % des 2428 vélos collectés ont trouvé une nouvelle vie grâce à ces acteurs engagés du territoire.
