C’est une info qui fait sourire les habitants d’Illkirch-Graffenstaden : le nom de leur ville circule désormais dans les galeries d’art contemporain du monde entier. Et pour cause : “Laurence Graffensttaden” est le nom d’artiste utilisé par un duo aussi original que médiatisé, formé par Matthieu Graffensttaden et Laurence Auzière, la fille de Brigitte Macron.
Oui, vous avez bien lu : la fille de la Première dame de France porte sur les murs des musées et foires d’art le nom de la commune alsacienne. Une manière inattendue de mettre en lumière cette ville du Bas-Rhin, d’où est originaire Matthieu, l’autre moitié du duo artistique… et compagnon de Laurence Auzière dans la vie comme à l’atelier.
Un amour de jeunesse retrouvé
L’histoire commence dans les années 1990. Laurence et Matthieu se rencontrent adolescents, à 16 ans, pendant des vacances au ski. Leur romance de jeunesse prend fin lorsque Laurence quitte l’Alsace avec sa famille. Et pendant 25 ans, plus de nouvelles.
C’est en mai 2017 que le destin les remet sur le même chemin. Ils se retrouvent, retombent amoureux, et s’affichent pour la première fois ensemble lors d’un meeting d’Emmanuel Macron en avril 2022. Quelques mois plus tard, ils officialisent leur relation sur Instagram, avec une photo prise lors de la foire d’art contemporain ST-ART, à Strasbourg.

“Graffensttaden”, clin d’œil aux racines alsaciennes
Lorsqu’ils décident de créer ensemble, le choix du nom d’artiste s’impose naturellement : Laurence Graffensttaden. Un nom composé qui mêle leurs deux identités… mais surtout une référence directe à Illkirch-Graffenstaden, la ville natale de Matthieu. Un clin d’œil affectueux, et un moyen pour l’artiste de rendre hommage à ses racines.
Aujourd’hui, même s’ils vivent en région parisienne, l’Alsace reste présente dans leur cœur — et dans leur signature artistique.
De la cellule humaine à l’œuvre d’art
Côté création, le duo ne passe pas inaperçu. Leur concept ? Créer des œuvres d’art à partir de cellules humaines. Une idée novatrice qui mêle science, technique médicale et art pictural. Après avoir prélevé des cellules, ils les colorent, les photographient au microscope, puis les intègrent dans des œuvres peintes à l’encre.
Le projet séduit les particuliers comme les institutions, avec des expositions à Paris, Bordeaux, et même en Chine. Leur travail entrera en mai 2024 dans les collections permanentes de l’Institut du Monde Arabe.
