Jeudi 5 novembre 2026, à l’issue de la manifestation contre la vie chère, une interpellation collective a eu lieu rue de Zurich, dans le quartier de la Krutenau, peu avant 19 h. La police a fait venir un bus de la CTS pour transporter les personnes interpellées jusqu’à l’Hôtel de police de Strasbourg.
D’après la préfecture du Bas-Rhin, 65 personnes ont été interpellées à Strasbourg, dont 16 mineurs.
Les motifs avancés par la police
Selon la police, les interpellations visaient notamment la participation à un attroupement illégal malgré sommation, le visage dissimulé, des jets de projectiles et la rébellion.
La réquisition a été décidée par le parquet du Bas-Rhin, à la demande de la police, et non à l’initiative de la CTS. L’entreprise a confirmé avoir mis le véhicule à disposition parce que la mesure s’imposait à elle. Elle précise qu’il s’agit d’une première.
Ce qui s’est passé après l’arrivée au commissariat
La majorité des personnes interpellées serait ressortie du commissariat dans la soirée. Le vice-procureur de la République s’est rendu sur place pour statuer sur d’éventuelles gardes à vue. Un rassemblement s’est formé devant l’Hôtel de police.
La scène a provoqué une vive polémique à Strasbourg. Le député LFI du Bas-Rhin Emmanuel Fernandes a dénoncé une « rafle » et l’utilisation d’un bus public pour transporter des manifestants.
Le contexte de la journée de mobilisation
La grève du 5 novembre contre la vie chère a rassemblé plus de 25 000 personnes selon les syndicats et environ 10 000 selon la police. En fin de cortège, une manifestation sauvage s’est formée dans la Krutenau, avec des échanges de gaz lacrymogène et de tirs de mortier entre forces de l’ordre et manifestants.
