Ce lundi 7 septembre, dès 19h, le collectif Loi Intégrale donne rendez-vous devant le tribunal judiciaire de Strasbourg, quai Finkmatt, pour un rassemblement suivi d’une marche à travers le centre-ville. Cette mobilisation fait suite à une première marche organisée le 4 juillet dernier dans la capitale alsacienne, et s’inscrit dans un mouvement national de sensibilisation aux violences sexuelles faites aux enfants.
Des chiffres qui interpellent
Les organisateurs mettent en avant des statistiques alarmantes pour justifier l’urgence de la mobilisation : la grande majorité des violences sexuelles débuteraient avant la majorité des victimes, tandis qu’une infime partie des enfants ayant dénoncé les faits bénéficieraient d’une protection effective. L’affaire Lyhanna, largement médiatisée, continue de peser sur les débats et sert de point de référence pour les associations de défense de l’enfance présentes localement, comme le collectif Enfantiste 67.
Au-delà de la marche symbolique, les manifestants réclament un engagement budgétaire fort de l’État, chiffré à plusieurs milliards d’euros, pour financer une réponse globale aux violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales.
Une marche calée sur le calendrier parlementaire
Le choix de la date n’est pas anodin : ce 7 septembre marque aussi le lancement de l’examen d’un projet de loi dit « intégral », consacré à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Ce texte, composé de près de soixante-dix articles et nourri par plus d’une centaine de recommandations issues de collectifs féministes et de protection de l’enfance, a été déposé mi-août, dans le sillage direct de l’affaire Lyhanna. Les débats publics avec les parlementaires doivent, eux, débuter au mois d’octobre.
En reliant symboliquement le pavé strasbourgeois à l’agenda législatif national, les organisateurs entendent maintenir la pression sur les pouvoirs publics au moment précis où le texte entame son parcours parlementaire.
