C’est une annonce de recrutement publiée par Areas, l’opérateur qui gère la restauration dans les gares, aéroports et aires d’autoroute, qui a permis de connaître la date : un Quick ouvrira ses portes en novembre 2026 dans les locaux de l’ancien Burger King de la gare de Strasbourg, fermé depuis février. L’offre d’emploi, qui recherche un ou une directeur/rice de restaurant, précise que la future équipe comptera 50 collaborateurs et collaboratrices.
Quick, une enseigne née en Belgique il y a plus de 50 ans
Moins connue que McDonald’s ou Burger King dans l’imaginaire collectif, la marque Quick a pourtant une histoire bien à elle. La chaîne est née en 1971 à Schoten, près d’Anvers, en région flamande. Son premier restaurant français ouvre le 19 juillet 1980 sur le cours Mirabeau, à Aix-en-Provence, avant que l’enseigne ne se développe largement sur le territoire, jusqu’à devenir un temps le numéro deux du secteur en France.
Le rachat par Burger King, un tournant pour la marque
Fin septembre 2015, Burger King entame des négociations pour racheter Quick, alors endetté à hauteur de 600 millions d’euros. Le 10 décembre 2015, l’Autorité de la concurrence valide le rachat par le Groupe Bertrand, déjà propriétaire de la franchise Burger King en France. L’opération devait initialement transformer la quasi-totalité des restaurants Quick en Burger King. Mais le groupe a choisi de conserver une quarantaine d’établissements sous l’enseigne Quick.

Une offre 100 % halal, la spécificité de Quick aujourd’hui
C’est justement là que réside la particularité de la marque depuis son rachat : les restaurants conservés sous enseigne Quick proposent une offre 100 % halal, un positionnement qui distingue clairement Quick de Burger King sur le marché français. Ce choix stratégique permet au groupe Bertrand de toucher une clientèle spécifique tout en capitalisant sur la notoriété historique de la marque, plutôt que de la faire disparaître totalement.
Une marque qui retrouve des couleurs
Depuis 2023, Quick affiche même un nouveau slogan en France, « Le goût de se retrouver », et l’enseigne multiplie les opérations de communication pour se relancer, misant sur la nostalgie d’une génération qui a grandi avec la marque dans les années 1990 et 2000. L’arrivée d’un nouveau restaurant à la gare de Strasbourg s’inscrit dans cette dynamique de reconquête, sur l’un des emplacements les plus fréquentés de la ville.
Ce retour n’est pas isolé : à quelques mètres, l’enseigne Paul doit remplacer la Croissanterie d’ici novembre, après vingt ans de présence, tandis que Maison Pradier est déjà implantée sur le site. La gare de Strasbourg confirme ainsi le renouvellement de son offre de restauration dans les prochains mois.
