Un cas de Zika a été identifié chez une personne ayant récemment séjourné dans un pays tropical où la maladie circule. Les enquêtes épidémiologique et entomologique menées par les autorités sanitaires ont permis de localiser précisément les lieux fréquentés par cette personne à Eschau et à Eckbolsheim pendant sa période de virémie — le moment où le virus, présent dans le sang, peut être transmis à un moustique qui pique ensuite d’autres personnes.

Conséquence directe : une opération de démoustication est programmée dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 juillet 2026, sous réserve de conditions météorologiques favorables, dans un secteur précis des deux communes du Bas-Rhin.

Un traitement insecticide ciblé contre le moustique tigre

Décidée conjointement par la préfecture du Bas-Rhin, l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est et les municipalités concernées, cette intervention vise à détruire les moustiques tigres (Aedes) potentiellement porteurs du virus et à empêcher leur prolifération dans les zones identifiées. Il s’agit d’une procédure encadrée réglementairement, réservée aux cas avérés d’arbovirose — dengue, Zika ou chikungunya.

Les résidents et établissements des rues concernées à Eschau et Eckbolsheim ont été directement informés. Plusieurs consignes de précaution leur ont été transmises pour la durée de l’intervention :

  • rester à l’intérieur des bâtiments et fermer les fenêtres,
  • rincer à l’eau le mobilier de jardin,
  • rentrer les gamelles des animaux domestiques.

Un périmètre de sécurité sera mis en place dans les rues traitées et les rues avoisinantes afin d’éviter toute exposition de la population au produit utilisé, pendant l’intervention et durant les 30 minutes suivantes.

Le Zika, une maladie généralement bénigne mais sous surveillance

Transmis par la piqûre d’un moustique du genre Aedes, le Zika provoque le plus souvent des symptômes modérés : éruptions cutanées, démangeaisons, fièvre parfois absente, conjonctivite, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête et douleurs rétro-orbitaires. Ces signes disparaissent spontanément en une à deux semaines dans la majorité des cas, même si certaines formes sévères nécessitent une hospitalisation. Il n’existe pas de traitement spécifique : la prise en charge se limite au soulagement des symptômes, notamment via des antalgiques.

La prévention reste la meilleure arme individuelle : répulsifs, serpentins, diffuseurs électriques, vêtements longs et moustiquaires sont recommandés, en particulier au retour d’un séjour dans une zone où ces maladies circulent.

Une mobilisation de longue date contre le moustique tigre dans l’Eurométropole

Ce cas s’inscrit dans un dispositif de veille plus large. Depuis plusieurs années, l’Eurométropole de Strasbourg et l’ARS Grand Est mandatent chaque été le SLM67 (Syndicat de Lutte contre les Moustiques du Bas-Rhin) pour sensibiliser les habitants : ateliers d’information, réunions dans les jardins familiaux, démarches de porte-à-porte. L’objectif est de limiter les gîtes larvaires — eaux stagnantes, coupelles, gouttières bouchées — qui favorisent la reproduction du moustique tigre en milieu urbain et périurbain.