Catherine Trautmann veut faire de l’éducation un chantier collectif. La Ville de Strasbourg ouvre un questionnaire citoyen pour préparer le futur projet éducatif de la ville, avec une échéance fixée à la fin du mois.
Une priorité affichée par la nouvelle majorité
Dans une tribune publiée sur le site de la Ville, Céline Geissmann, adjointe au maire en charge de la ville éducative, de la réussite scolaire et des droits de l’enfant, présente l’ambition de la municipalité : faire de l’éducation et de la réussite de chaque enfant une priorité pour Strasbourg. Le message central tient en une phrase : aucun enfant ne doit voir son avenir déterminé par son quartier, son origine sociale ou sa situation familiale.
Cette ambition s’appuie sur les engagements pris pendant la campagne municipale de mars 2026 : gratuité des fournitures scolaires dans les écoles de la ville, amélioration des conditions d’accueil, soutien aux activités périscolaires artistiques, scientifiques et sportives, développement de l’école hors les murs et accompagnement à la parentalité.

Le calendrier du « Printemps de l’éducation »
La démarche s’étale sur plus d’un an, en quatre temps :
- Printemps 2026 : lancement du Printemps de l’éducation, un temps d’échanges ouvert aux enfants, aux parents et à tous les acteurs éducatifs strasbourgeois.
- Automne 2026 : organisation des Assises de l’éducation, pour élaborer un plan d’actions partagé avec l’ensemble de la communauté éducative.
- Janvier 2027 : tenue de Rencontres de quartier, destinées à intégrer les réalités et besoins spécifiques de chaque territoire de la ville.
- Printemps 2027 : présentation du Projet éducatif strasbourgeois, qui sera ensuite déployé tout au long du mandat.
Un questionnaire ouvert à tous les habitants
Concrètement, la participation passe par un questionnaire accessible en ligne ou en version imprimée, à déposer dans les mairies de quartier de Strasbourg. Il s’adresse à un public large : professionnels de l’Éducation nationale, agents de la Ville, professionnels associatifs, parents, jeunes de moins de 18 ans et habitants sans profil particulier.
Cinq questions structurent la réflexion : quels dispositifs fonctionnent déjà bien pour l’éducation des enfants à Strasbourg, ce qui manque aujourd’hui pour préparer les jeunes à l’avenir, les priorités à fixer pour les prochaines années, et même un exercice plus prospectif invitant chacun à imaginer, « super-pouvoir » à l’appui, ce qu’il changerait dans l’éducation en ville. La Ville précise que les réponses seront traitées de manière anonyme et confidentielle.
La date limite pour répondre est fixée au 31 juillet 2026.
