Un collectif d’associations, de syndicats et de citoyens appelle à se mobiliser le mercredi 1er juillet à 18h30, place de la République à Strasbourg, devant la Préfecture du Bas-Rhin. Objectif affiché : dénoncer le non-respect par l’État de ses obligations légales en matière d’hébergement d’urgence.

Des suppressions de places qui s’aggravent depuis 2025

Selon le communiqué diffusé par les organisateurs, cette mobilisation fait suite à un premier rassemblement tenu le 18 juin 2025, qui visait déjà à protester contre l’annonce de la fermeture de 704 places d’hébergement réservées aux « ménages à droits incomplets » (MDI). Un an plus tard, la situation se serait encore dégradée : la Préfecture prévoirait désormais la suppression de l’intégralité de ces places d’ici la fin de l’année.

Des familles et des enfants à la rue, selon les collectifs

Sur le terrain, les organisateurs décrivent des conséquences déjà visibles : chaque semaine, des familles se retrouveraient sans solution d’hébergement, avec des enfants contraints de passer leurs nuits sous des tentes, dans des véhicules, dans des halls d’hôpitaux ou encore à la gare, après leur journée d’école. Les signataires de l’appel rappellent que le droit à l’hébergement d’urgence est inscrit dans la loi et s’applique à toute personne en situation de détresse, indépendamment de son statut administratif.

Une mobilisation large de la société civile strasbourgeoise

L’appel à rassemblement est co-signé par de nombreuses structures locales : Pas d’enfant à la rue 67, le Comité de Strasbourg du MRAP, Coup d’dol, le Comité Droit Au Logement du Bas-Rhin, Les Petites Roues, le Collectif des Bonnes Gens, Collectif Elsau Solidaire, Collectif Schluthfeld Solidaire, La P’tite Mary Read, Strasbourg Queer Antifa, le Front d’Action Gay Strasbourg, Sud éducation Alsace, l’Union syndicale Solidaires Alsace, la FSU67 et le SAF Strasbourg.

Les signataires demandent à l’État et à la Préfecture du Bas-Rhin de renoncer à ces suppressions de places et de garantir un hébergement digne à toutes les personnes qui en ont besoin. Ils appellent l’ensemble des habitantes et habitants, avec ou sans abri, ainsi que les organisations syndicales et associatives, à rejoindre le rassemblement du 1er juillet.