L’Aïd el-Kébir, ou Aïd el-Adha, débute cette année le mercredi 27 mai. Trois jours de fête marqués par le sacrifice rituel d’un animal — une pratique encadrée par une réglementation stricte que les préfectures du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont tenu à rappeler à l’approche de la célébration.
Seuls les abattoirs agréés sont autorisés
Dans le Bas-Rhin, la règle est claire : aucun abattage rituel ne peut se dérouler en dehors d’un abattoir agréé. Le seul établissement habilité pour l’abattage de bovins, d’ovins et de caprins dans le département est l’abattoir Steah à Haguenau (03 88 73 31 57). Dans le Haut-Rhin, c’est l’abattoir de Cernay qui est désigné. Ces structures sont les seules à garantir les contrôles vétérinaires obligatoires — santé publique, protection animale, hygiène d’abattage, élimination des déchets. Une estampille ovale ou hexagonale sur les carcasses en atteste.

Des sanctions pénales pour les abattages clandestins
Tout abattage réalisé hors d’un abattoir agréé est passible de jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Le transport d’animaux vivants dans des conditions incompatibles avec leur bien-être peut, lui, entraîner une amende allant jusqu’à 750 €. Les règles de protection animale s’appliquent à toutes les étapes, y compris durant le trajet vers l’abattoir.
Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a signé un arrêté le 11 mai interdisant jusqu’au vendredi 29 mai inclus la détention d’ovins ou de caprins par toute personne non déclarée à l’établissement départemental ou interdépartemental d’élevage. Le transport de ces animaux vivants est également interdit, sauf vers un abattoir agréé, un cabinet vétérinaire ou entre deux exploitations déclarées.
Une alternative légale : le don plutôt que le sacrifice
Pour les familles qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas passer par un abattoir agréé, le principe de substitution offre une alternative reconnue : plutôt que de sacrifier un animal, il est possible d’effectuer un don en argent équivalent. Des organisations caritatives musulmanes proposent aux fidèles de recueillir ces dons pour les redistribuer, sous forme de denrées ou d’aide matérielle, à des familles nécessiteuses. Une façon de perpétuer l’esprit de partage et de solidarité de l’Aïd el-Kébir, dans le respect du cadre légal en vigueur.
