Lundi 26 octobre, la place Kléber a accueilli un rassemblement de soutien aux victimes de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière. Environ 500 personnes y ont pris part, dans le calme et avec la parole libre pour seul programme.

Un rassemblement à l’appel de la LDH à Strasbourg

C’est la Ligue des droits de l’Homme (LDH), relayée par Démosphère Strasbourg, qui avait lancé l’appel à se retrouver à 18 h, place Kléber, en plein cœur de Strasbourg. Il s’agissait d’un rassemblement statique, sans cortège ni parcours annoncé. La mobilisation s’inscrivait dans une série de rassemblements organisés lundi soir dans plusieurs villes de France. En Alsace, un autre rendez-vous était prévu à Mulhouse, devant la sous-préfecture, à la même heure et à l’appel de la LDH.

Pourquoi ce rassemblement : l’attentat de Trappes et La Verrière

Le rassemblement faisait suite à l’attentat raciste et islamophobe survenu vendredi 23 octobre à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Il a fait un mort et cinq blessés. La LDH a appelé à exprimer sa solidarité avec les victimes, leurs proches et les personnes visées par le racisme, et à dénoncer la « banalisation de la haine raciste ».

Une prise de parole ouverte aux Strasbourgeois

Le format était celui de l’expression libre. Plusieurs personnalités strasbourgeoises ont pris la parole, parmi lesquelles le député LFI Emmanuel Fernandes, l’ancien premier adjoint à la mairie de Strasbourg Syamak Agha Babai et Leila Sihabi. De nombreux jeunes se sont aussi exprimés au micro, donnant à la soirée un caractère citoyen et participatif.

Tout au long du rassemblement, des chants ont rythmé les prises de parole. Les participants ont notamment entonné « Tout le monde emmerde le Front national » ainsi que « Siamo tutti antifascisti ».

Les élus de la majorité municipale absents, rendez-vous vendredi place Broglie

Les élus de la majorité municipale actuelle n’étaient pas présents. La Ville de Strasbourg a toutefois annoncé son propre rassemblement républicain, vendredi 30 octobre à 18 h, place Broglie. Catherine Trautmann, maire de Strasbourg, y invite la population à se réunir en réponse à l’appel du maire de Trappes. La Ville condamne « avec force » l’attaque, exprime sa solidarité avec les victimes et leurs familles, et a mis en berne les drapeaux de l’Hôtel de Ville. Elle appelle à réaffirmer l’attachement à la diversité de la nation et à une République qui protège tous ses enfants, face au racisme et à la haine antimusulmane.