La préfecture du Bas-Rhin a annoncé un arrêté préfectoral qui limite les défilés déclarés du samedi 24 octobre à huit axes du centre-ville. Elle justifie cette décision par les violences urbaines du 17 octobre. Ce que dit le texte, et ce qu’il change.

Que prévoit la préfecture du Bas-Rhin pour le 24 octobre ?

Dans un communiqué consacré à la sécurité, la préfecture du Bas-Rhin indique qu’un arrêté préfectoral « encadre le droit à manifester » à Strasbourg. Les défilés sont limités aux seules zones autorisées. L’arrêté, signé le 23 octobre 2026 par le préfet de la région Grand Est et du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a été publié le même jour au recueil des actes administratifs.

La préfecture explique sa décision par les graves troubles à l’ordre public du samedi 17 octobre et par le risque de nouvelles violences urbaines. Elle vise aussi des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, place Kléber et en direction des institutions européennes, sans aucune déclaration déposée en préfecture.

Où peut-on manifester samedi à Strasbourg ?

Les cortèges déclarés ne sont autorisés que sur les rues et axes suivants, cartographiés en annexe de l’arrêté :

  • la place du maréchal de Lattre de Tassigny ;
  • la rue de la brigade Alsace-Lorraine ;
  • la rue des Orphelins ;
  • la rue de Zurich ;
  • le quai des Pêcheurs ;
  • le quai Dietrich ;
  • l’avenue de la Liberté ;
  • la place de la République.

Selon la préfecture, ces axes sont ceux que les manifestations déclarées empruntent régulièrement. Elle affirme qu’ils garantissent la liberté d’expression et la visibilité des cortèges, et que la restriction est adaptée, nécessaire et proportionnée.

Et les rassemblements non déclarés ?

Ils sont interdits sur l’ensemble de la ville. L’arrêté rappelle que le code de la sécurité intérieure impose une déclaration préalable pour tout cortège, défilé ou rassemblement sur la voie publique. Il ajoute que toute manifestation non déclarée est, par définition, illégale.

Les sanctions sont précisées. L’organisation d’une manifestation interdite est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. La simple participation expose à l’amende prévue pour les contraventions de la 4ᵉ classe.