Des foyers de Popillia japonica, plus connu sous le nom de scarabée japonais, viennent d’être détectés à Strasbourg. Ce coléoptère invasif, capable de s’attaquer à plus de 300 espèces végétales, place le Bas-Rhin sous surveillance renforcée. Les autorités appellent chaque habitant à la vigilance.

Un insecte nuisible sous haute surveillance dans le Bas-Rhin

La découverte de foyers de scarabées japonais sur le territoire strasbourgeois a déclenché une réponse rapide des services de l’État. La Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) Grand Est a immédiatement renforcé les dispositifs de piégeage dans les secteurs concernés et engagé des prospections intensives pour localiser d’éventuels autres individus.

Originaire du Japon, cet insecte s’est déjà solidement implanté dans plusieurs régions d’Europe ces dernières années, où il a démontré sa capacité de nuisance sur les cultures comme sur les espaces verts.

Pourquoi cet insecte inquiète autant les autorités

Le scarabée japonais n’est pas un ravageur comme les autres. Sa particularité : un régime alimentaire extraordinairement large, qui menace directement plus de 300 espèces de plantes. Vignes, maïs, soja, arbres fruitiers, gazons… peu de végétaux échappent à son appétit. Pour une région comme l’Alsace, où la viticulture occupe une place centrale dans l’économie et le paysage, la vigilance n’est pas anodine.

Au-delà des cultures agricoles, c’est aussi la biodiversité des espaces naturels et des jardins qui se trouve exposée si l’espèce venait à s’installer durablement.

Comment reconnaître et signaler un scarabée japonais

Face à ce risque, la DRAAF Grand Est mise sur la mobilisation citoyenne. La consigne est simple : toute personne pensant avoir observé l’insecte est invitée à ne surtout pas le déplacer, afin d’éviter toute propagation involontaire.

Le signalement doit être adressé par courriel à santedesvegetaux.draaf-grand-est@agriculture.gouv.fr, avec pour objet « Signalement Popillia », en joignant si possible une photographie de l’insecte. Cette photo est précieuse pour permettre aux agents de confirmer rapidement l’identification.

La vigilance de tous, un enjeu pour tout le territoire

Les autorités insistent : la détection précoce est la meilleure arme contre l’installation durable de ce ravageur. Chaque signalement, même incertain, contribue à affiner la cartographie des foyers et à orienter les prospections de terrain menées par les agents de la DRAAF.

À Strasbourg comme dans le reste du Bas-Rhin, la lutte contre le scarabée japonais repose donc autant sur l’action des services de l’État que sur l’œil attentif des jardiniers, agriculteurs et promeneurs du quotidien.