Le consultant sportif Pierre Menés a publié ce week-end de Pâques un long message sur X pour dénoncer l’attitude des Ultras Boys 1990 lors du dernier match du Racing Club de Strasbourg à la Meinau. Un texte sans détour qui soulève un débat brûlant dans la communauté des supporters alsaciens.

Banderoles, sifflets et diversions : une ambiance en berne

Lors du dernier match à domicile du RCSA, le kop a déployé ce que Menés appelle une « banderole ridicule sur Panichelli« , déployée alors que « la tribune n’était même pas pleine« . Une autre banderole visait les reports de matchs — une démarche qu’il qualifie d’ »incroyable csc contre le club« , alors que le Racing a décalé son déplacement à Brest pour mieux préparer le double affrontement européen face à Mayence. « C’est vrai, nos clubs brillent tellement en coupe d’Europe que c’est vraiment inutile de les aider quand on le peut« , lâche-t-il, cinglant.

Mais c’est l’entrée d’Emanuel Emegha qui a provoqué sa réaction la plus vive. Le buteur a été conspué par le kop, qui a tenté de couvrir les sifflets en entonnant simultanément Aux armes — une manœuvre que Menés décrit comme « une ridicule diversion« . Il tranche : « ça doit être normal de siffler un de ses propres joueurs.« 

Presque deux ans de tensions entre les UB et la direction

Pierre Menés ne s’arrête pas là. « Depuis bientôt 2 ans les UB et leurs complices ont détruit l’ambiance à la Meinau et ils en sont fiers« , écrit-il. Il épingle leur projet de se rendre à Londres soutenir des supporters de Chelsea lors d’une manifestation anti-BlueCo, non sans ironie : « Là, pour le coup, bizarrement ça ne les gêne pas d’être les petits frères. »

La grève des encouragements durant les quinze premières minutes — protestation emblématique des UB — est également dans son viseur. Il la qualifie de « grève de merde« , incompatible selon lui avec les performances actuelles de l’équipe.

Un bilan sportif historique que Menés refuse de laisser éclipser

Au cœur de sa colère : le sentiment d’un gâchis monumental. Il rappelle que « le Racing n’avait jamais marqué autant de buts depuis 1975« , qu’il « n’avait pas joué une demi de coupe depuis 45 ans » ni « un quart de coupe d’Europe depuis 40 ans« . Des chiffres qui donnent la mesure d’une saison exceptionnelle — et qui rendent l’attitude du kop d’autant plus incompréhensible à ses yeux.

Le consultant conclut, dépité : « Je suis en colère parce qu’au club personne ne mérite ça. Ni le staff, ni les joueurs, ni les dirigeants. »