Entre le 22 et le 24 juin 2026, le paysage médiatique alsacien a connu deux annonces marquantes. Plan social annoncé chez EBRA, mise en vente de BFM Alsace évoquée par sa maison mère : deux signaux qui montrent à quel point l’information locale traverse une mutation profonde, avec à la clé de véritables emplois de journalistes menacés à Strasbourg et dans le Bas-Rhin.
EBRA annonce un plan social aux Dernières Nouvelles d’Alsace et à L’Alsace
Le 22 juin, le groupe EBRA a annoncé un plan de départs volontaires concernant plusieurs dizaines de postes, dont une partie aux Dernières Nouvelles d’Alsace et à L’Alsace. Selon les informations qui circulent, les capacités d’impression à Strasbourg pourraient également être revues à la baisse.
Cette annonce s’accompagnerait d’une réorganisation des éditions locales des DNA et de L’Alsace, avec une réduction du nombre de pôles géographiques couverts par les rédactions. Du côté syndical, ce plan est perçu comme une mesure principalement budgétaire, qui interrogerait sur la vision à long terme du groupe pour ses titres alsaciens.

BFM Alsace, une cession à l’étude
Quelques jours plus tard, le groupe CMA Media, maison mère de BFM, aurait annoncé sa volonté de se séparer de plusieurs de ses chaînes locales, dont BFM Alsace, dans le cadre d’un plan d’économies. Un repreneur serait recherché. À défaut, la fermeture de la chaîne pourrait être actée.
Plusieurs voix proches de la rédaction de BFM Alsace s’inquiéteraient des conséquences concrètes d’un tel scénario sur la couverture de l’actualité locale, estimant qu’une information de proximité fiable ne peut pas se faire à distance, depuis Paris, mais nécessite une présence réelle sur le terrain alsacien.

Des emplois de journalistes en jeu dans le Bas-Rhin
Au-delà des chiffres et des annonces officielles, c’est bien la question de l’emploi de véritables journalistes de terrain qui se pose. Aux DNA, à L’Alsace comme à BFM Alsace, ce sont des rédactions entières qui pourraient voir leurs effectifs réduits dans les prochains mois, avec un impact direct sur la couverture de l’actualité strasbourgeoise et bas-rhinoise.
