Elle connaît le Conseil de l’Europe de l’intérieur. Marie Fontanel, diplomate française et épouse d’Alain Fontanel, figure bien connue de la scène politique strasbourgeoise, a annoncé mardi 24 mars 2026 sa candidature au poste de Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe. Un retour symbolique pour celle qui a représenté la France au sein de cette même institution entre 2020 et 2023, en tant qu’ambassadrice et représentante permanente à Strasbourg.
Un parcours taillé pour le poste
Le profil de Marie Fontanel parle de lui-même. Diplômée de Sciences Po Paris, de l’ENA, titulaire d’une maîtrise de droit public de Panthéon-Assas et d’un master en droit international et européen de l’Université d’Utrecht, elle cumule des compétences rares à l’intersection du droit, de la diplomatie et des politiques publiques.
Avant de rejoindre le monde diplomatique, elle a dirigé l’Agence régionale de santé d’Alsace comme directrice générale adjointe de 2011 à 2015, puis a occupé le poste de directrice générale déléguée de l’ARS Grand Est de 2016 à 2017 — un ancrage alsacien fort, qui la distingue parmi les candidats.
De 2017 à 2020, elle a conseillé Emmanuel Macron à l’Élysée sur les questions de santé, solidarité et égalité femmes-hommes, avant sa nomination comme représentante permanente de la France au Conseil de l’Europe. Depuis août 2023, elle est ambassadrice aux Philippines, avec accréditation non-résidente en Micronésie, aux Îles Marshall et aux Palaos — où elle a notamment inauguré en décembre 2024 la liaison aérienne directe Paris-Manille après vingt ans d’absence, et accueilli en février 2025 l’escale historique du porte-avions Charles de Gaulle aux Philippines.
Les prochaines étapes : Comité des Ministres, puis Assemblée parlementaire
Le processus d’élection se déroulera en deux temps. Demain, les cinq candidats en lice seront auditionnés par le Comité des Ministres — première étape décisive. Les candidats retenus à l’issue de cette audition seront ensuite soumis au vote de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 23 juin prochain.
Pour la candidate, l’enjeu est double : décrocher la confiance des ministres européens, puis celle des parlementaires. Son expérience directe au sein de l’institution strasbourgeoise constitue un atout non négligeable dans une compétition internationale à cinq candidats.
Si Marie Fontanel décroche le poste, ce serait un retour remarqué à Strasbourg, siège du Conseil de l’Europe — institution qu’elle fréquente depuis des années, d’abord comme représentante de la France, aujourd’hui comme candidate à l’un de ses postes de direction. La ville, qui incarne le projet européen sur son territoire, verrait l’une de ses figures familières accéder à un rôle clé dans l’architecture des droits humains et de la démocratie en Europe.
