Du 4 au 13 mars 2026, Mohamed Sylla, candidat aux municipales de Strasbourg à la tête de la liste Utiles pour Strasbourg, lance une séquence de campagne baptisée « Strasbourg, en Vrai ». Pendant dix jours, lui et ses 65 colistiers sillonnent la ville à pied, sans estrade ni discours formaté, directement au contact des habitants.
Le principe est simple, mais tranche avec les habitudes : ce n’est pas le citoyen qui se déplace vers le candidat, c’est l’inverse. Marchés, pieds d’immeubles, rues commerçantes — le terrain devient le seul décor de campagne.
De Hautepierre à Robertsau : tous les quartiers de Strasbourg mobilisés
L’agenda couvre un spectre large de la géographie strasbourgeoise, des quartiers populaires aux secteurs commerçants :
- 5 mars — La Meinau : échanges de proximité
- 6 mars — Cronenbourg : rencontres directes sur le terrain
- 7 mars (10h) — Hautepierre : marché et portes-à-portes
- 9 mars — Centre-ville : échanges avec les commerçants et le Groupement des Hôteliers Restaurateurs Débitants de Boissons du Bas-Rhin
- 10 mars (18h) — Meeting à Strasbourg
- 11 mars — Hautepierre : rencontres aux pieds des immeubles
- 12 mars — Robertsau : échanges directs et visites de commerces
- 13 mars — Quartier de la Montagne Verte : dialogue de proximité
Une traversée quasi exhaustive de la ville, conçue pour ne laisser aucun quartier en marge.

Un projet ancré dans le « cahier de doléances citoyen »
Derrière la forme itinérante, la démarche repose sur un outil concret : un cahier de doléances citoyen, enrichi au fil des échanges avec les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois. L’ambition affichée est de construire un programme municipal directement issu du terrain, loin des plateformes rédigées en chambre.
« Faire campagne en vrai, c’est écouter en vrai, répondre en vrai et agir en vrai », résume la liste dans son communiqué.
Une méthode qui interroge le rapport à la politique locale
À l’heure où la défiance envers les élus locaux est documentée partout en France, l’initiative « Strasbourg, en Vrai » mise sur la proximité physique et le contact direct comme antidote. Pas de grand format médiatique, pas d’intermédiaire : juste des candidats dans la rue, disponibles, à hauteur d’habitant.
Reste à savoir si cette campagne 100 % terrain parviendra à transformer l’échange humain en mobilisation électorale. Les dix jours à venir donneront une première réponse.
