Le dimanche 12 avril 2025, Strasbourg a observé deux temps de recueillement distincts, portant le souvenir de deux des génocides les plus meurtriers de l’histoire contemporaine. Une journée marquée par l’engagement des élus de la nouvelle municipalité.

Yom Hashoah au jardin mémoriel de la place des Halles

Le matin, la maire de Strasbourg Catherine Trautmann a participé à la cérémonie de Yom Hashoah, la Journée du souvenir pour la Shoah et de l’héroïsme, organisée au jardin mémoriel de la place des Halles — un lieu chargé d’histoire, au cœur de la ville.

Au programme de cette commémoration solennelle : la lecture des noms des victimes bas-rhinoises, geste symbolique fort qui ancre le devoir de mémoire dans la réalité locale. Car la Shoah n’est pas une abstraction : elle a des noms, des adresses, des familles dans le Bas-Rhin.

Catherine Trautmann a rappelé la portée de ce souvenir dans le contexte actuel : à l’heure où la violence et l’antisémitisme progressent dans la société française, se souvenir reste un acte politique et humain — un message de paix.

Le génocide des Tutsi au Rwanda : Strasbourg présente

L’après-midi, c’est Pierre Jakubowicz, adjoint au maire, qui a représenté Catherine Trautmann à la commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda, dont on marque cette année le 31ᵉ anniversaire. En avril 1994, en l’espace de quelques semaines, près d’un million de personnes — enfants, femmes, hommes — étaient massacrées.

Au nom de la Ville de Strasbourg, Jakubowicz a réaffirmé l’engagement de la capitale alsacienne pour la mémoire, la dignité humaine et les droits de l’Homme — des valeurs d’autant plus résonnantes dans une ville siège du Conseil de l’Europe et de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Deux commémorations, une même exigence

Des décennies et des continents séparent ces deux tragédies. Mais leur rapprochement en une seule journée à Strasbourg dit quelque chose d’essentiel : la mémoire ne se hiérarchise pas. Elle s’entretient, elle se transmet, elle s’engage.

La nouvelle municipalité Trautmann, à peine installée, a choisi d’être présente sur ces deux fronts. Un signal clair sur les priorités humaines et civiques de la ville.