La nouvelle maire de Strasbourg fait une entrée remarquée dans le baromètre Ifop de mars 2026. À peine élue, Catherine Trautmann s’impose déjà dans le paysage politique national — et les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Une entrée directe à la 25e place nationale

Le baromètre des personnalités Paris Match/Sud Radio réalisé par l’Ifop du 24 au 26 mars 2026 auprès de 1 006 personnes représentatives de la population française place Catherine Trautmann en 25e position dès sa première apparition dans ce classement, avec 35 % de bonnes opinions. Une entrée en matière solide pour une personnalité qui vient tout juste de retrouver les rênes de la ville de Strasbourg après les élections municipales de mars 2026.

À titre de comparaison, des figures nationales comme François Bayrou (27 %), Jean-Luc Mélenchon (27 %) ou encore Emmanuel Macron (31 %) se retrouvent derrière elle au classement général. Trautmann devance également Sandrine Rousseau, Marine Tondelier ou Christian Estrosi.

Un profil qui séduit au-delà des clivages

Ce qui frappe dans les données détaillées, c’est la capacité de Trautmann à fédérer des électorats variés. Elle recueille 56 % de bonnes opinions auprès des sympathisants socialistes — un ancrage logique pour cette figure historique du PS — mais aussi 55 % chez les électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle 2022, et 46 % chez les ex-électeurs de Valérie Pécresse.

Même une partie de l’électorat de Marine Le Pen lui accorde une opinion favorable (31 %), ce qui est notable pour une personnalité de gauche assumée.

Des résultats portés par les 18-24 ans et les retraités

La répartition par tranches d’âge révèle un profil atypique : les 18-24 ans lui accordent 37 % de bonnes opinions, et les 65 ans et plus montent à 44 %. Une popularité qui traverse les générations, cohérente avec la trajectoire d’une élue dont la première mandature à la mairie de Strasbourg remonte aux années 1980-1990, et qui a su rester présente dans la mémoire collective.

Du côté des catégories socioprofessionnelles, les retraités (45 %), les autres inactifs (42 %) et les employés (36 %) figurent parmi ses publics les plus favorables.

35 % de bonnes opinions, seulement 29 % de mauvaises

Un autre indicateur mérite l’attention : le solde opinion favorable / défavorable. Avec 35 % de bonnes opinions pour seulement 29 % de mauvaises, Catherine Trautmann affiche l’un des soldes nets les plus positifs du classement. À titre de comparaison, Jordan Bardella (44 % / 52 %), Nicolas Sarkozy (43 % / 56 %) ou Marine Le Pen (40 % / 59 %) sont nettement plus clivants.

Signe supplémentaire de son positionnement singulier : 15 % des sondés déclarent ne pas la connaître suffisamment pour se prononcer — un chiffre faible pour une personnalité qui vient de refaire son entrée sur la scène nationale après plusieurs années en retrait.

Cette entrée dans le baromètre Ifop intervient dans un contexte particulier : Catherine Trautmann vient d’être élue maire de Strasbourg lors des élections municipales de mars 2026, succédant à Jeanne Barseghian. Sa visibilité nationale retrouvée coïncide donc directement avec son retour aux affaires locales. Pour Strasbourg, c’est le signal que leur maire a d’emblée une stature qui dépasse les frontières de l’Eurométropole.