Le jugement est tombé. L’homme qui avait menacé de mort Jamila Haddoum et ses deux fils lors d’un collage d’affiches à Strasbourg dans la nuit du 6 au 7 mars a été condamné mardi 31 mars par le tribunal correctionnel de Strasbourg.
La scène de la menace : une nuit de campagne qui tourne mal à Strasbourg
Tout commence dans la nuit du 6 au 7 mars, en pleine campagne pour les élections municipales de Strasbourg. Jamila Haddoum, candidate sur la liste LFI, est en train de coller des affiches avec ses deux fils lorsqu’un homme de 61 ans les interpelle. La situation dégénère rapidement : insultes, menaces de mort, puis sortie d’un couteau. Jamila Haddoum filme une partie de la scène et porte plainte. L’affaire avait fait du bruit localement — nous l’avions couverte dès le lendemain.
Le tribunal correctionnel de Strasbourg rend son verdict
IJugé le mardi 31 mars 2026, l’homme a été condamné à 70 heures de travaux d’intérêt général (TIG). Faute d’exécution dans un délai de 18 mois, il encourt quatre mois de prison ferme. Le tribunal a également prononcé une interdiction de détenir une arme pendant 5 ans ainsi qu’une interdiction de contact avec les victimes pendant 3 ans.
Trois victimes dédommagées à hauteur de 1 000 euros chacune
Sur le volet civil, le tribunal a condamné l’auteur des faits à verser 1 000 euros à chacune des trois victimes — Jamila Haddoum et ses deux fils présents lors des faits —, soit 3 000 euros au total.
Cette affaire intervient dans un contexte de tension autour des élections municipales de Strasbourg, et rappelle que les militants et candidates peuvent être exposés à des violences dans l’espace public, y compris lors d’actes de campagne aussi ordinaires qu’un collage d’affiches.
