Vous glissez un bulletin avec deux partis dessus,en pensant avoir choisi un projet partagé, une gestion commune de la ville entre LFI et EELV . Mais, s’ils sont élus, lundi matin, il y a de fortes chances que vous découvriez que LFI a déjà rejoint l’opposition, que la ville est a nouveau gérée uniquement par les Barseghian et son équipe !
Car l’entourage de LFI est on ne peut plus clair, tel que le rapportent les DNA : « nous aurons notre propre groupe politique », et sur la question des postes d’adjoints, les Insoumis « ne sont pas sûrs de participer — on décidera après l’élection si on s’accorde ou non« . Les discussions sur une éventuelle gouvernance, précisent-ils, « se dérouleront après notre victoire« .
De son côté, Jeanne Barseghian affirmait pourtant le 18 mars dans ces mêmes colonnes qu’il était question « d’une solidarité de majorité et d’une participation pleine et entière à l’exécutif municipal« .
Il est pourtant peu probable qu’elle ne soit pas au fait de ces négociations, mais aurait-elle intérêt a dévoiler ces accords électoralistes qui lui permettent de reprendre le pouvoir ?
La réalité arithmétique est brutale : si LFI choisit de ne pas rejoindre l’exécutif, les Écologistes se retrouveraient avec 25 à 26 sièges sur 65 — loin de la majorité nécessaire pour faire adopter le moindre projet en conseil municipal.
Barseghian gouvernerait en minorité, dépendante à chaque vote d’une opposition qui l’aura elle-même élue.
LFI avec cette alliance, s’ils refusent des délégations, sont gagnants car ils obtiendraient bien plus d’élus municipaux ( d’opposition) qu’ils n’en auraient eu sans alliance.
Ce scénario n’a rien d’inédit. Les DNA le rappellent : Lyon, Toulouse, Brest ont connu le même type d’accord. Jean-Luc Mélenchon en avait lui-même posé le principe : « on vote ensemble, on est sur la même liste, mais nous on reste nous — un groupe insoumis autonome. Vous restez vous, vous dirigez, mais on ne s’engage à rien dans votre direction. »
Dans moins d’un an, la France entre en campagne présidentielle. Être dans l’opposition d’une mairie verte, sans aucun bilan de gestion à défendre, c’est le placement idéal. Le terrain municipal devient marchepied présidentiel.
Le bulletin a deux noms. Mais la stratégie ne mettra qu’une équipe au commandes: celle de la maire sortante, a nouveau !

La liste Barseghian pour le second tour (67 noms) :
🟣 = nouveau entrant
- Jeanne BARSEGHIAN
- 🟣 Florian KOBRYN
- Floriane VARIERAS
- Syamak AGHA BABAEI
- 🟣 Halima MENECEUR
- Thierry KUHN
- Nadia ZOURGUI
- 🟣 Benjamin KUNTZ
- 🟣 Lisa FARAULT
- Germain MIGNOT
- Ameris AMBLARD
- Salah KOUSSA
- 🟣 Bahija ELYACOUTI
- Aurélien BONNAREL
- 🟣 Marième BA
- Joël STEFFEN
- Anne-Marie JEAN
- 🟣 Victor DEMENGE
- Virginie CAYRÉ
- Faïcal AMROUNE
- Pauline GRAMPP
- 🟣 Sébastien MAS
- Sophie DUPRESSOIR
- 🟣 Lahcen SARROU
- Seynabou FALL
- Edouard STEEGMANN
- Anna LAZAR
- Rachid KARAM
- 🟣 Jamila GHRIEB
- Camille MIN-FOURNIER
- Suzanne BROLLY
- Marc HOFFSESS
- Aline MARTIN
- 🟣 Sid-Ahmed CHEAÏBI
- Chloé BOURGUIGNON
- 🟣 Maxime SCADUTO
- 🟣 Somhack LIMPHAKDY
- Antoine NEUMANN
- 🟣 Céline BALASSE
- 🟣 Benjamin FARGEAS
- Marie-Françoise HAMARD
- 🟣 Manuel SANTIAGO
- Fleur LARONZE
- 🟣 Christian BONARDI
- Lucette TISSERAND
- Thomas GUILLET
- 🟣 Camille TESSON
- Clovis DAGUERRE
- Stéphanie ARSLAN
- 🟣 Kémissi KHERBACHE
- Tamina TOUSSAINT
- 🟣 Solal BRUNETEAU-PAOLETTI
- Emanuelle RENAUD
- Anatole JOCHEM ARRIVAULT
- 🟣 Élise RAYÉ
- Daniel FOUCHARD
- Coline TRAUTMANN
- 🟣 Sylvain ROCH
- Khadija BEN-ANNOU
- 🟣 Corentin SITTLER
- Véronique BERTHOLLE
- Benjamin SOULET
- 🟣 Julie PICARD
- Alistair FRANZ
- 🟣 Béatrice EGGER
- Lucas BAUDE-BLUMSTEIN
- Manon PARRENT
