À quelques jours du scrutin municipal à Strasbourg, la liste de l’union des centristes et progressistes menée par Pierre Jakubowicz monte en puissance. Le 24 février, le candidat et trois de ses colistiers ont présenté depuis le Neudorf leur feuille de route financière. Le message est clair : remettre de l’ordre dans les comptes de la Ville, sans faire les poches aux habitants du Bas-Rhin.


Six ans sans hausse fiscale — un engagement inédit dans la campagne

La pièce maîtresse du programme reste une promesse rare en politique locale : aucune augmentation d’impôt ni de tarif pendant toute la durée du mandat. Entreprises et ménages strasbourgeois seraient ainsi à l’abri de nouvelles ponctions, dans un contexte où la taxe foncière a déjà grimpé de 25 % ces dernières années, où stationner en ville coûte plus cher, et où le ticket de CTS a suivi la même tendance. Pour Jakubowicz, cette spirale n’avait rien d’inévitable — et il entend le démontrer.


Le bilan de la majorité sortante sévèrement critiqué

L’équipe de campagne ne mâche pas ses mots face à la gestion municipale actuelle. Rebecca Breitman, deuxième sur la liste, pointe des choix budgétaires qu’elle juge déconnectés des besoins réels des Strasbourgeois. La place du Temple-Neuf réaménagée à plusieurs reprises pour des millions d’euros, des installations éphémères place du Château, un potager installé devant la gare pour des dizaines de milliers d’euros… Autant de dépenses que la liste centriste qualifie de gadgets, financés au détriment de vraies priorités. Le constat est posé : la Ville aurait dépensé sans compter, tout en augmentant la pression fiscale sur ses habitants.


Des services publics modernisés, des priorités concrètes

Le projet ne se limite pas à la critique. Pierre Jakubowicz s’engage à orienter chaque euro vers des investissements durables et mesurables. Parmi les axes prioritaires : améliorer l’accessibilité de Strasbourg pour les personnes handicapées, développer l’offre d’hébergement, et systématiser les études d’impact économique avant tout grand projet. Côté fonctionnement interne, certaines procédures administratives seraient simplifiées pour gagner en efficacité — du côté des agents municipaux comme des usagers et entreprises du territoire.


Relancer l’attractivité économique de Strasbourg

Anne Jelinski, quatrième sur la liste, porte le volet économique du programme. L’objectif affiché : redonner à Strasbourg son statut de ville attractive pour les acteurs économiques, des petits artisans aux groupes industriels du tertiaire. Des contrats pluriannuels seraient proposés aux partenaires économiques et associatifs, pour offrir davantage de visibilité et de stabilité. Les effectifs de la collectivité, gonflés de 300 postes supplémentaires ces dernières années selon la liste, feraient l’objet d’un audit en vue d’un redéploiement là où les besoins sont avérés.