Jean-Philippe Vetter, a officiellement lancé sa campagne pour les élections municipales de mars 2026. Sous le slogan « Aimer Strasbourg », il présente un programme en rupture avec 37 ans de gouvernance socialiste et écologiste dans la capitale alsacienne.
Son diagnostic est tranché : la situation financière de Strasbourg est « alarmante », les questions de sécurité sont restées trop longtemps taboues. Pour Vetter, c’est la fin d’un cycle de 40 ans — et une opportunité historique de changement.
Sécurité et vie quotidienne : des mesures concrètes dès les 100 premiers jours
La sécurité est au cœur du projet. Vetter promet le doublement des effectifs de la police municipale sur l’ensemble du mandat, pour une présence renforcée dans les quartiers et dans les transports en commun de la CTS. Il entend également rétablir l’éclairage public dans tous les quartiers de Strasbourg, lutter plus efficacement contre les nuisibles, et instaurer un Code de la rue permettant de sanctionner les comportements dangereux — cyclistes imprudents, rodéos motorisés, mendicité agressive.
Parmi les mesures sociales annoncées : l’abonnement CTS à 1 €/mois pour les 65 ans et plus, valable partout et en permanence, financé non pas par une hausse des impôts, mais par une meilleure gestion des deniers publics.

Économie, écologie et mobilité : en finir avec les faux choix
Vetter s’oppose fermement à ce qu’il appelle « l’opposition stérile » entre écologie et économie. Son programme prévoit de corriger les aménagements qui paralysent la circulation en ville, de régler les feux tricolores pour fluidifier le trafic et réduire la pollution, et de rendre le stationnement gratuit entre 12h et 14h pour soutenir les commerces de proximité.
Sur le fond, il veut repenser la ligne de tram vers le nord de Strasbourg et initier un « Ring » pour relier les quartiers entre eux. Il plaide aussi pour doter Strasbourg d’un aéroport à la hauteur de sa dimension européenne, et conduire une politique du logement volontariste centrée sur la rénovation thermique et la remise sur le marché des logements vacants — sans bétonisation supplémentaire.
Autre proposition originale : la création d’une grande halle gourmande au centre de Strasbourg, vitrine des producteurs et artisans locaux et des circuits courts.
Identité alsacienne et culture : assumer la singularité strasbourgeoise
Le programme revendique haut et fort l’identité alsacienne et européenne de Strasbourg. Vetter souhaite rénover l’Opéra en préservant sa salle à l’italienne du XIXe siècle, rendre les musées gratuits chaque dimanche, ouvrir la BNU 24h/24, et créer un pôle artistique dédié aux jeunes artistes émergents et à la culture urbaine.
Il défend également le modèle du Concordat et du droit local alsacien-mosellan, garant du dialogue interreligieux et de la vie associative. Un investissement est aussi prévu en faveur de l’Université de Strasbourg, notamment pour la rénovation des campus santé et de l’Esplanade.

Démocratie locale et gestion rigoureuse : zéro augmentation d’impôts
Sur la gouvernance, la promesse est ferme : aucune augmentation d’impôts ni de taxes durant le mandat. Chaque mesure sera chiffrée, évaluée et suivie. Une « lettre de serment » annuelle fera le bilan des engagements tenus.
Pour rapprocher les citoyens des décisions, Vetter propose un tirage au sort mensuel de 100 Strasbourgeois pour un échange direct avec le maire, une votation citoyenne pour les grands projets structurants, et la création d’une Académie de la Citoyenneté Active. Il s’engage également à proposer un poste d’adjoint au maire à l’opposition.
Une équipe plurielle, de la droite au centre-gauche
Le candidat se présente à la tête d’un collectif large et pluriel : élus expérimentés comme la Sénatrice du Bas-Rhin Elsa Schalck, le Vice-Président de la CeA Jean-Philippe Maurer, ou la conseillère régionale Gabrielle Rosner-Bloch, aux côtés de citoyens engagés issus du monde associatif, médical, sportif et économique strasbourgeois.
L’équipe revendique le soutien de l’ensemble des élus en responsabilité au Département du Bas-Rhin et à la Région Grand Est, du centre gauche à la droite.
Le Printemps strasbourgeois : des réunions de quartier tout février
Pour aller à la rencontre des habitants, des réunions publiques de quartier sont organisées tout au long du mois de février 2026 : Meinau, Hautepierre, Neustadt, Neuhof, Esplanade, Centre-ville, Neudorf, Robertsau, Orangerie et Quartier Ouest de Koenigshoffen. Une invitation aux vœux était prévue le 29 janvier au Palais des Fêtes, rue de Phalsbourg.
