Chaque soir de ce Ramadan 2026, la Grande Mosquée de Strasbourg ouvre ses portes et ses tables. L’opération « Un Iftar, un Sourire » a débuté sur un chiffre éloquent : plus de 400 repas offerts dès le premier jour. Personnes dans le besoin, passants solitaires, familles démunies — tous sont accueillis, sans condition, à l’heure où le jeûne se rompt.

Pas de fanfare, pas d’affichage. Juste des tables dressées avec soin, des assiettes posées avec attention, et une organisation qui tourne comme une mécanique silencieuse.


Des bénévoles discrets, un engagement sans faille

Derrière chaque repas servi, il y a une main anonyme. Ces bénévoles de la Grande Mosquée de Strasbourg ne cherchent ni les projecteurs ni les remerciements. Leur signature : un dos qui se penche, un regard qui cherche un sourire en retour, une présence totale dans le geste le plus simple — nourrir son prochain.

Le mot d’ordre de l’opération pourrait se résumer en un seul mot : fidélité. Fidélité à l’engagement pris, soir après soir, pendant tout le mois de Ramadan.


Un acte de foi ancré dans la tradition

L’initiative s’inscrit dans une tradition islamique bien établie, nourrir un jeûneur vaut la récompense de son jeûne entier, sans rien en retrancher. Pour les bénévoles mobilisés, l’acte dépasse donc le simple service : c’est une forme d’adoration, discrète mais vivante.

Ce que l’on partage autour de ces tables de la mosquée de Strasbourg, ce n’est pas seulement un repas. C’est un espace de fraternité rare, où le regard d’un inconnu peut dire merci mieux que n’importe quel mot.


Ramadan 2026 : la solidarité strasbourgeoise à son meilleur

Dans un contexte où la précarité reste une réalité quotidienne pour de nombreux habitants du Bas-Rhin, des initiatives comme « Un Iftar, un Sourire » rappellent que la solidarité de proximité existe, s’organise et produit des effets concrets. 400 repas le premier soir. Autant attendus chaque soir jusqu’à la fin du Ramadan.

La Grande Mosquée de Strasbourg confirme, une fois de plus, son rôle d’acteur social ancré dans la vie de la ville — bien au-delà de sa seule dimension cultuelle.