Ils gèrent des dossiers, accueillent des usagers, soignent des patients. Les 5,7 millions d’agents publics français passent pourtant une grande partie de leur journée assis. Résultat : troubles musculo-squelettiques, fatigue chronique, maladies cardiovasculaires, désengagement professionnel, absentéisme. La sédentarité prolongée n’épargne personne — pas même celles et ceux qui font tourner le service public.

À Strasbourg et dans le Bas-Rhin, les établissements hospitaliers comme les HUS (Hôpitaux Universitaires de Strasbourg), les services de la préfecture, les rectorats ou encore les nombreux services déconcentrés de l’État sont directement concernés.


Un appel à projets national, une opportunité concrète pour les employeurs publics alsaciens

Dans le cadre de la Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030, la Direction des Sports du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative lance un appel à projets national ciblant les trois versants de la fonction publique.

L’objectif est clair : financer et accompagner des projets qui intègrent l’activité physique dans le quotidien professionnel des agents — non pas comme un bonus, mais comme un levier structurel de qualité de vie au travail.

Peuvent se porter candidats :

  • les administrations de l’État (services centraux, services déconcentrés, établissements publics),
  • les établissements hospitaliers publics.

À Strasbourg, cela concerne un bassin d’employeurs publics particulièrement dense, entre institutions européennes côté fonctionnaires d’État, CHU, académie et collectivités.


Ce que les projets doivent prévoir : une approche globale, pas cosmétique

L’appel à projets ne finance pas des cours de yoga ponctuels. Les dossiers retenus devront répondre à une exigence de cohérence et de durabilité : sensibilisation des agents, adaptation de l’environnement de travail (espaces de mobilité, mobilier ergonomique, itinéraires actifs), et mise en place d’une offre régulière d’activités physiques.

Le cofinancement est obligatoire, signe que la démarche doit être portée collectivement par l’employeur, pas simplement subventionnée de l’extérieur.

Les porteurs de projets dans le Grand Est pourront s’appuyer sur plusieurs acteurs régionaux d’accompagnement : l’ARS Grand Est, la DRAJES Grand Est basée à Strasbourg, ou encore les Maisons Sport-Santé du territoire.


Des résultats déjà mesurés : ce que montrent les expériences 2023-2024

Les retours du fonds interministériel pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) sur la période 2023-2024 sont instructifs. Dans les structures ayant déjà intégré ce type de démarche, les employeurs publics ont observé une augmentation de la motivation des agents, un climat social plus apaisé, et une baisse tangible du présentéisme subi et des arrêts maladie.

Ce ne sont pas des effets de communication : ce sont des indicateurs RH mesurables, qui intéressent directement les directeurs des ressources humaines des grandes administrations strasbourgeoises.


Le Mois de l’activité physique en septembre : un tremplin pour lancer l’action

Les projets retenus pourront s’inscrire dans la dynamique du Mois de l’activité physique et sportive, organisé chaque année en septembre. Pour les établissements du Bas-Rhin, c’est une fenêtre de visibilité et de mobilisation idéale — un moment pour fédérer les équipes, communiquer en interne et ancrer les nouvelles pratiques dans la durée.


Comment candidater ?

Les structures intéressées peuvent contacter directement la Direction des Sports à l’adresse suivante : sportenmilieuprofessionnel@sports.gouv.fr

Toutes les informations sont disponibles sur le site officiel : sports.gouv.fr