Un échange public sur les réseaux sociaux apporte un éclairage nouveau sur la stratégie électorale de la majorité municipale strasbourgeoise à l’approche des municipales de 2026. Dans un commentaire publié sur Facebook, sous notre précédent article consacré à l’écologie strasbourgeoise par le groupe Les SAJE – Les Socialistes Avec Jeanne et les Écologistes, allié socialiste de la maire sortante Jeanne Barseghian, il est explicitement affirmé qu’aucune alliance avec La France insoumise n’est envisagée au second tour.

Les SAJE tranchent : « Il n’y a pas d’alliance prévue avec LFI au second tour »

Interpellé par une internaute sur l’hypothèse d’un rapprochement avec LFI, le compte des SAJE répond sans ambiguïté : « Il n’y a pas d’alliance prévue avec LFI au second tour. » Le message précise que cette option serait de toute façon impossible dans le cadre de la liste actuelle, présentée comme une « liste d’union de la gauche » incluant également Place Publique. Le commentaire ajoute que Raphaël Glucksmann a annoncé l’exclusion de toute personne s’alliant avec LFI, rendant incompatible un tel rapprochement.

Un refus d’alliance qui aurait déjà été promis au crif

Cette prise de position publique fait écho à des déclarations attribuées à Jeanne Barseghian par La France insoumise Strasbourg, selon lesquelles la maire aurait affirmé, lors d’un échange avec des représentants du CRIF, qu’aucune alliance avec LFI n’était envisagée.

Une confirmation de l’équipe Barseghian

Le commentaire des SAJE constitue toutefois un élément politique tangible : il émane d’un groupe de colistiers et d’alliés socialistes engagés aux côtés de Jeanne Barseghian. En confirmant publiquement l’absence d’alliance possible avec LFI au second tour, il accrédite l’idée d’une ligne clairement assumée par l’entourage politique de la maire sortante.

Une stratégie électorale centriste, pas de gauche de rupture

Cet échange illustre les recompositions à l’œuvre à Strasbourg : une majorité municipale structurée autour d’un pôle social démocrate, plutot centriste et une frontière désormais clairement tracée avec la gauche de rupture représentée par LFI.