C’est aujourd’hui, mercredi 18 février 2026, que débute officiellement le carême pour les chrétiens catholiques. À Strasbourg, ville marquée par une histoire religieuse singulière — avec son droit local concordataire qui régit encore aujourd’hui les relations entre l’État et les cultes — cette période résonne différemment qu’ailleurs en France. Dans les paroisses du Bas-Rhin, les célébrations du mercredi des Cendres rassembleront fidèles et catéchumènes, dans un esprit sobre et communautaire.
Le carême durera 40 jours, jusqu’au jeudi saint 2 avril 2026, à la veille du triduum pascal. Pâques sera célébrée le dimanche 5 avril 2026.
40 jours, trois piliers : ce que le carême demande concrètement
Le carême n’est pas qu’une tradition liturgique abstraite. Il repose sur trois pratiques concrètes, universelles dans l’Église catholique, que de nombreux Strasbourgeois vivent à leur manière, qu’ils soient pratiquants réguliers ou simplement en chemin.
La prière : intensifier un temps de silence, de méditation ou de participation aux offices. Les paroisses de Strasbourg — Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Pierre-le-Vieux, la cathédrale Notre-Dame — proposent des temps forts spécifiques tout au long du carême.
Le jeûne : deux jours sont prescrits comme jours de jeûne strict pour les catholiques : le mercredi des Cendres (aujourd’hui) et le vendredi saint, 3 avril. Tous les vendredis du carême appellent également à l’abstinence de viande. Mais au-delà des règles formelles, beaucoup choisissent un effort personnel : réduire les écrans, l’alcool, les achats superflus.
L’aumône : le partage et la solidarité constituent le troisième pilier. Dans le Bas-Rhin, des organismes comme le CCFD-Terre Solidaire ou le Secours Catholique du diocèse de Strasbourg proposent des actions spécifiques en lien avec la période de carême.

Le calendrier complet jusqu’à Pâques 2026
Pour s’y retrouver, voici les dates clés à retenir entre aujourd’hui et le début du temps pascal :
- 18 février — Mercredi des Cendres, début du carême
- 29 mars — Dimanche des Rameaux, entrée dans la Semaine sainte
- 2 avril — Jeudi saint, fin du carême
- 3 avril — Vendredi saint
- 4 avril — Samedi saint (veillée pascale)
- 5 avril — Pâques, résurrection du Christ
La Semaine sainte constitue le point culminant de l’année liturgique. À Strasbourg, la cathédrale et les paroisses des différents quartiers — Neudorf, Cronenbourg, Hautepierre, Robertsau — programment des célébrations accessibles à tous.

Un temps qui dépasse les frontières du religieux
Dans une ville comme Strasbourg, carrefour européen et capitale symbolique du dialogue interreligieux, le carême s’observe aussi au-delà des seuls pratiquants. Certains non-croyants s’approprient la logique de la période — sobriété, introspection, gestes solidaires — comme un rituel de recentrage en plein hiver finissant.
La signification du carême reste, en son cœur, christologique : préparer à la Pâque, c’est-à-dire à la mort et à la résurrection de Jésus. Mais le mouvement de conversion intérieure qu’il propose — se recentrer sur l’essentiel, renoncer à ce qui encombre — parle à bien des Strasbourgeois, croyants ou non.
