Vendredi 4 juillet 2025, un moment solennel s’est déroulé dans le quartier de la Meinau à Strasbourg : la pose de l’Alem — l’ornement en forme de croissant doré — au sommet de la coupole principale de la Grande Mosquée Eyyûb Sultan. Un acte à la fois technique et spirituel, marquant une étape-clé dans l’avancement de ce projet religieux et architectural majeur pour la capitale alsacienne.

Cette cérémonie a réuni de nombreux élus locaux, représentants associatifs, architectes, et membres de la communauté musulmane strasbourgeoise.


🤝 Un événement empreint d’émotion et de sens

Dans une atmosphère à la fois solennelle et fraternelle, les discours prononcés ont souligné le caractère historique de ce moment. Pour beaucoup, il ne s’agissait pas seulement d’un geste architectural, mais d’un acte d’appartenance, d’enracinement et de reconnaissance.

Abdelkarim Ramdane a évoqué « l’émotion palpable » de cette cérémonie, rappelant le lien fort entre la communauté musulmane et la ville de Strasbourg, dans une dynamique de citoyenneté et de respect mutuel. Le message était clair : cette mosquée, comme d’autres lieux de culte à Strasbourg, s’inscrit dans le tissu local, dans sa diversité religieuse et sociale.


🕌 Une mosquée emblématique bientôt achevée

D’après les responsables du projet, la mosquée devrait être achevée d’ici l’Aïd 2026. Le chantier, entamé il y a plusieurs années, avance désormais à grands pas. Pour mémoire, cette mosquée est destinée à devenir l’une des plus grandes d’Europe, avec une capacité d’accueil de plusieurs milliers de fidèles. Elle comprendra également une école, une salle polyvalente et divers espaces culturels.

Retrouvez ici notre article complet sur l’historique du projet


🌍 Strasbourg, ville plurielle

Cet événement est aussi l’occasion de rappeler le rôle de Strasbourg comme ville ouverte et respectueuse de sa diversité religieuse. Dans un contexte souvent marqué par les tensions identitaires, la cérémonie du 4 juillet a illustré, à l’échelle locale, une volonté de dialogue, d’apaisement et de construction collective.

La pose de l’Alem devient ainsi un symbole fort : celui d’un islam de France enraciné, serein, et pleinement partie prenante de la vie strasbourgeoise.