Lancée le 22 mars 2025, une pétition en ligne réclamant la démission de la maire de Strasbourg suscite des réactions dans la capitale alsacienne. À l’initiative de Yannick Krommenacker, figure locale des mouvements citoyens, cette action a déjà rassemblé plus de 120 signataires en quelques jours sur la plateforme Change.org.

Des accusations graves au cœur de la pétition

Dans ce texte, l’auteur accuse la maire de Strasbourg de manquements majeurs à ses responsabilités politiques et éthiques. Trois axes principaux structurent ses griefs :

1. Détournement de fonds publics présumé

La pétition dénonce la gestion financière de la ville et évoque un montant de 13 milliards d’euros investis dans des projets jugés « inutiles et douteux ». Ces dépenses, selon l’auteur, représenteraient une violence économique envers les contribuables et une violation des principes de transparence. Yannick Krommenacker s’appuie sur l’article 432-10 du Code pénal, qui punit le détournement de fonds publics.

2. La dissimulation d’actes de sexisme et sexuelles

Autre volet des accusations : la maire est soupçonnée d’avoir volontairement tu des actes graves de sexisme et de violences sexuelles dans son entourage politique. La pétition affirme qu’en ne dénonçant pas ces faits, l’élue aurait contribué à entretenir un climat d’impunité. Le texte rappelle l’article 222-33 du Code pénal, relatif à la répression du harcèlement sexuel et à la responsabilité des encadrants.

3. Une politique dictée par des intérêts extérieurs

Enfin, Yannick Krommenacker décrit la maire comme une « marionnette » sous influence gouvernementale. Il prend pour exemple la gestion des radars et des politiques de sécurité, estimant qu’elles viseraient davantage à générer des profits qu’à assurer la protection des Strasbourgeois.

Dans la pétition, il déclare :
« Elle n’est pas à la hauteur de la fonction qu’elle occupe et doit démissionner sans délai. »

Qui est Yannick Krommenacker ?

Connu à Strasbourg pour son engagement dans les mouvements sociaux, Yannick Krommenacker s’est fait remarquer lors des mobilisations des Gilets jaunes. Il avait notamment participé à plusieurs actions coup de poing contre la fiscalité ou les radars automatiques. En 2018, il s’était déguisé en poulet pour grimper sur un radar, un geste symbolique qui lui avait valu une condamnation à de la prison ferme.

Figure controversée, il revendique aujourd’hui une posture de lanceur d’alerte. À travers cette pétition, il affirme vouloir défendre l’intérêt des Strasbourgeois et dénoncer ce qu’il qualifie de « trahison politique et morale ».

Une pétition qui fait réagir

Si la pétition n’a pas encore provoqué de réponse officielle de la part de la mairie de Strasbourg, elle circule activement sur les réseaux sociaux locaux. Elle divise : certains y voient un acte citoyen légitime, d’autres s’interrogent sur la véracité des accusations et la crédibilité de leur auteur.

Alors que Strasbourg s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de débat politique à l’approche des élections municipales de 2026, cette pétition pourrait devenir un des sujets sensibles des mois à venir. En attendant, les Strasbourgeois sont invités à se faire leur propre opinion.

Le lien vers la pétition