L’Université de Strasbourg, l’Eurométropole et la Ville de Strasbourg viennent de signer une nouvelle convention cadre pour la période 2024-2027. Ce partenariat, qui vise à renforcer les liens entre les acteurs universitaires et territoriaux, s’articule autour de cinq ambitions majeures. L’objectif : adapter les formations aux besoins du territoire, soutenir la recherche et l’innovation, améliorer le bien-être des populations et ouvrir davantage le territoire sur le monde socio-économique et culturel.

Adapter les formations aux enjeux du territoire

L’une des priorités de cette convention est d’ajuster les formations universitaires pour répondre aux besoins du marché du travail local. Concrètement, cela passera par une meilleure promotion de la diversité des cursus proposés, un développement des contenus sur la transition écologique pour un développement soutenable (TEDS), ainsi que la poursuite des partenariats entre entreprises et étudiants, notamment dans le cadre du dispositif « Sève » (Solutions d’Économie Verte en Entreprise).

L’accueil des stagiaires et apprentis issus de l’université dans les équipes de l’Eurométropole sera également renforcé, et des collaborations avec les entreprises locales autour des secteurs émergents, comme l’intelligence artificielle, seront encouragées. Enfin, les échanges internationaux via les alliances européennes telles qu’Eucor et Epicur seront renforcés.

Un territoire dédié à la recherche et à l’innovation

La nouvelle convention consacre également une large place à la recherche et à l’innovation. Les partenaires s’engagent à soutenir les projets de recherche en lien avec les enjeux sociaux et environnementaux du territoire. Cela inclut le développement de collaborations entre les laboratoires publics et privés, la valorisation des filières de pointe comme la santé (avec des projets tels que NextMed et BioValley), et le soutien aux manifestations scientifiques.

Des actions concrètes seront menées pour favoriser les interactions entre la recherche universitaire et le tissu socio-économique local, notamment à travers le Pôle universitaire d’innovation Alsace (PUI-A) et les partenariats CIFRE (Conventions industrielles de formation par la recherche).

Œuvrer pour la santé et le bien-être des populations

Un volet inédit de la convention concerne l’implication de l’Université de Strasbourg dans les Contrats Locaux de Santé (CLS) de l’Eurométropole. L’université mobilisera ses facultés de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire pour améliorer la santé des habitants, en particulier les plus vulnérables. Parmi les initiatives prévues : une stratégie de santé environnementale, le développement de l’e-santé, ainsi que la création d’un institut strasbourgeois de santé publique et d’innovation sociale.

Les partenaires entendent également renforcer la stratégie de recherche du site strasbourgeois en matière de santé, tout en rénovant les infrastructures du campus Médecine et Pharmacie pour améliorer les conditions de formation et de recherche.

Accueillir et intégrer les étudiants

L’un des axes forts de la convention est de faire de Strasbourg un territoire accueillant pour les étudiants et les personnels universitaires. L’accès au logement sera facilité, tout comme l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Des efforts seront également menés pour lutter contre l’isolement des étudiants et favoriser leur intégration dans la vie strasbourgeoise, avec un accent particulier mis sur la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité femmes-hommes.

L’accueil des étudiants internationaux sera aussi amélioré, notamment par des dispositifs spécifiques d’intégration dans la ville.

Un territoire ouvert sur le monde socio-économique et culturel

Enfin, la convention ambitionne d’ouvrir davantage Strasbourg sur le monde socio-économique et culturel. Des lieux d’échanges entre l’université et la société civile seront créés, avec pour objectif de favoriser la collaboration transdisciplinaire et la participation citoyenne. Les actions en faveur du développement durable seront amplifiées, et des projets seront spécifiquement déployés dans les Quartiers prioritaires de la Politique de la ville.

L’ouverture culturelle sera également au rendez-vous, avec la mise en œuvre de dispositifs comme la carte offrant la gratuité des musées strasbourgeois aux étudiants, ainsi que le soutien à des projets tels que la rénovation du Musée zoologique.

Un partenariat au service du territoire

Cette nouvelle convention cadre marque une étape importante dans le partenariat entre l’Université de Strasbourg, l’Eurométropole et la Ville. Elle traduit une volonté commune de faire de Strasbourg un territoire universitaire et scientifique d’excellence, tout en répondant aux enjeux actuels de développement durable, d’innovation et de bien-être des populations.