La qualité de l’air à Strasbourg s’améliore progressivement grâce à la mise en place de la Zone à Faibles Émissions (ZFE). Une étude récente, menée par l’Eurométropole de Strasbourg en partenariat avec l’ADEUS, dresse un bilan positif des premières mesures prises.

Des résultats encourageants

Les données montrent une baisse significative des concentrations de dioxyde d’azote (NO2), un des principaux polluants issus du trafic routier. Cette amélioration est notamment liée à l’interdiction progressive des véhicules les plus polluants (Crit’Air 5 et 4) au sein de la ZFE. Par ailleurs, le nombre de véhicules immatriculés dans l’Eurométropole a diminué, tandis que la part des véhicules les moins polluants (Crit’Air 1 et 0) a augmenté.

Un accompagnement renforcé des habitants

Pour faciliter la transition vers des modes de transport plus propres, l’Eurométropole a mis en place un dispositif d’aides financières pour l’achat de véhicules moins polluants et un service de conseil en mobilité personnalisé. Ces mesures ont rencontré un certain succès, mais les autorités locales souhaitent les renforcer.

ZFE / Plobsheim Thumenau

Des perspectives prometteuses

Malgré ces avancées, la qualité de l’air à Strasbourg reste encore en deçà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’Eurométropole prévoit de poursuivre ses efforts en :

  • Prolongeant la période d’interdiction pédagogique pour les véhicules Crit’Air 3 afin de permettre aux habitants de s’adapter progressivement.
  • Renforçant les alternatives à la voiture individuelle en développant les transports en commun, les pistes cyclables et le covoiturage.
  • Améliorant l’offre de services de mobilité pour faciliter les déplacements quotidiens.

Les défis à relever

Si les résultats sont encourageants, des défis persistent :

  • La nécessité d’accélérer la transition vers des véhicules électriques pour réduire encore davantage les émissions de polluants.
  • L’importance de maintenir la mobilisation des habitants et de les accompagner dans leurs changements de comportements.
  • La nécessité de renforcer la coopération entre les différentes collectivités pour une action plus efficace à l’échelle du territoire.

Une démarche exemplaire

La ZFE de Strasbourg est un exemple pour les autres agglomérations françaises confrontées aux problèmes de pollution de l’air. En combinant des mesures réglementaires, des incitations financières et des actions de sensibilisation, l’Eurométropole démontre qu’il est possible d’améliorer la qualité de l’air tout en préservant le cadre de vie des habitants.

Les habitants appelés à jouer leur rôle

Le succès de la ZFE dépendra également de l’engagement de chacun. En privilégiant les transports en commun, le vélo ou le covoiturage, les Strasbourgeois pourront contribuer à améliorer la qualité de l’air et à créer une ville plus agréable à vivre.